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Mes observations et analyses

Ce blog traite de l'analyse des faits sociaux que nous observons au quotidien dans notre entourage

Note de lecture du texte En quoi se constitue le pouvoir de la société civile ?

Note de lecture du texte En quoi se constitue le pouvoir de la société civile ?

Plan

Introduction

  1. L’économie collaborative : un mouvement de la société civile
  1. Historique de la notion théorique de société civile
  2. Présentation de l’économie collaborative
  1. Pouvoir de la société civile
  1. Pouvoir basée sur la logique non-binaire de la société civile
  2. Pouvoir basée sur la forme d’organisation de la société civile

Conclusion

Bibliographie

Introduction

Le document soumis à notre lecture est un mémoire de master intitulé : « En quoi se constitue le pouvoir de la société civile ? Une analyse sur la base de l’exemple de l’économie collaborative» rédigé par Julia DREHER de l’université Paris Sorbonne. En fait, partant du constat de l’étonnant rôle puissant de la société civile dans le monde contemporain, Julia DREHER débouche sur la question de départ suivante : dans quelle mesure le pouvoir de la société civile se constitue-t-il? Ainsi, adoptant une méthode qualitative, des approches théoriques contemporaines et muni d’un guide d’entretien semi structuré, elle collectera des données à Paris lors des entretiens en face à face ou via Skype. Le but étant de vérifier les hypothèses suivantes : la logique et la forme de l’organisation de la société civile jouent un rôle crucial dans l'explication de la constitution de son pouvoir.

  1. L’économie collaborative : un mouvement de la société civile

Malgré son jeune âge, l’économie collaborative semble avoir du succès car elle concoure à influencer la société contemporaine. Dès lors, elle apparait ainsi comme un exemple pertinent afin d’interroger de manière approfondie les mécanismes de la constitution d’un pouvoir de la société civile. Mais avant, nous allons nous intéresser à son histoire puis à sa définition.

  1. Historique de la notion théorique de société civile

Evoqué pour la première fois par Aristote, le concept de société civile va connaitre au cours du temps de multiples changements. Tout ceci rangé dans sa conception de « polis », désignant une communauté de citoyens, qui s’associent dans le but de la « bonne» vie, c’est-à-dire la vie heureuse et vertueuse. Cependant, dans cet environnement baignent trois pouvoirs. Tout d’abord un pouvoir politique garanti par le droit à la liberté, en suite, un autre économique exercé par les individus non-libres et en fin la société civile. Cependant, à cette époque, la société civile était intégrée dans une société gouvernée par des lois et basées sur le principe de l’égalité devant les lois. Ainsi, elle prenait la forme d’un contrat social accepté par les individus composant la société. Il faut attendre le XIXe siècle pour que la société civile soit comprise comme une entité distincte de l'Etat, et dont une force oppressive.

  1. Présentation de l’économie collaborative

Encore appelé économie de partage ou consommation collaboratrice, l’économie collaborative est une pratique économique portée par des individus qui produisent une valeur commune par des pratiques de troc, de partage et d’échange. C’est dont une activité humaine qui vise à produire de la valeur en commun et qui repose sur de nouvelles formes d'organisation du travail. Elle s'appuie sur une organisation plus horizontale que verticale, la mutualisation des biens, des espaces et des outils, l'organisation des citoyens en "réseau" ou en communautés et généralement l'intermédiation par des plateformes internet.

Ce type d'économie s'inscrit dans un contexte de défiance des acteurs institutionnels du système capitaliste traditionnel, de crise économique mais aussi d'éthique environnementale. Son essor est dû à l'utilisation des nouvelles technologies permettant d'améliorer la créativité collective et la productivité. Il répond également au désir de pratiques écologiques et de relations sociales plus conviviales

  1. Pouvoir de la société civile
  1. Pouvoir basée sur la logique non-binaire de la société civile

La société civile est une organisation qui se distingue de la hiérarchie parce qu'elle favorise l'interrelation et la coopération entre les membres plutôt qu'une structure ascendante. Ainsi, les acteurs qui la composent se chevauchent et s'entrecroisent régulièrement. En fait, les liens entre les membres sont multiples et l'ascendance est affaiblie par cette multiplicité de liens. Dès lors, l’économie collaborative et par extension la société civile est d’avantage non- binaire car elle permet aux acteurs qui la compose de baigner dans une nuance illimitée. Tout ceci est de nature à faciliter le brassage de différents acteurs et ce quel que soit leur particularité. C’est aussi ce que PICK Francesca (2013) souligne quand elle explique que l’économie collaborative pratique une forme d’organisation « hérarchique », mais qu’elle n’exclue quand même pas les institutions centrales. Elle fonctionne dont d’une manière décentralisée en même temps qu’elle intègre la partie « centralisée ».

  1. Pouvoir basée sur la forme d’organisation de la société civile

L’analyse des données sur l’économie collaborative a montré que tant la logique non binaire que la forme d’organisation en réseau correspondent à cette théorie. Dans un certain sens elle remplit les conditions d’une organisation postmoderne. En fait, Les résultats montrent que les gens peuvent travailler dans un contexte de qualité, dans lequel les travailleurs ne sont pas contraints ou sans pouvoir, tel qu’il serait le cas dans une organisation tayloriste. Bien au contraire, l’analyse de ’économie collaborative prouve que les individus se trouvent dans des structures qui qualifient les gens et leurs permettent de participer aux processus démocratiques. En fait, cette l’organisation en réseau encourage l’initiative des participants et leur donne des marches de libertés en tant qu’action autonome contrôlée par la communauté et non pas par la position supérieure. De plus il n’y a pas des positions définies, mais au contraire les capabilités diverses des personnes sont mises en valeur dans une structure décentralisée.

Conclusion

En définitive, l'étude de la constitution du pouvoir de la société civile à travers sa forme d'organisation et sa logique de fonctionnement intérieure s’avère fructifiant car elle permet de relever la source de son pouvoir en même temps qu’elle indique sa place dans le monde postmoderne qu’est le nôtre. En effet, l’économie collaborative remplit d’une manière ou d’une autre les conditions d’une organisation postmoderne. Car elle permet de d’avantage se détacher du capitalisme (qui jusqu’ici a montré ses limites et ses effets), pour introduire chaque acteur dans un système non pas hiérarchique, mais « hérarchique » afin de permettre à tous de travailler dans un environnement plus serein, chaleureux et même convivial. Cependant, cela fait-il pour autant de la société civile une force oppressive contre l’Etat ?

Bibliographie

  • DREHER Julia, En quoi se constitue le pouvoir de la société civile ? Une analyse sur la base de l’exemple de l’économie collaborative, « mémoire de maitrise », Université de Sorbonne, Paris, Décembre 2014
  • http://p2pfoundation.net/OuiShare?title=OuiShare&action=edit, dernière contrôle
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